Vu à la télé

Vous avez peut-être déjà vu des documentaires du genre « les routes de l’impossible » ou « les routes de l’enfer », à propos de routiers qui risquent gros. On se laisse prendre car c’est hyper scénarisé, méga dramatisé et on est tout content que les routiers arrivent à bon port, ce qui est toujours le cas d’ailleurs.
Sont trop forts les auteurs car suivre un routier australien sur 3000 km qui livre des bungalows de chantier, et en faire un suspens insoutenable, chapeau les gars.
« John est inquiet, car s’il n’a pas livré dans les 48 heures c’est une perte sèche de 20000 dollars et la ruine qui l’attend. D’autant que le chargement n’est pas équilibré et l’essieu peut exploser à tout moment, le risque de partir en tonneau est bien réel. »
Bon rassurez-vous, y va rien se passer et il va réussir, mais bon, on a bien eu les chocottes quand même.
Voici un extrait de l’épisode sur Marcel, retraité, qui va acheter sa baguette en vélo :
« Marcel est inquiet, car depuis 20 ans qu’il fait le trajet il en connait tous les risques. Il sait que des milliers de cyclistes meurent chaque année dans le monde et que c’est le prix à payer pour une baguette campagnarde. Mauricette l’accompagne au portail mais sans rien dire, car au pays, les femmes sont fières, et acceptent ce lourd tribut pour saucer son assiette. La piste est cyclable et sécurisée, c’est vrai, mais ici tout le monde le sait, le risque zéro n’existe pas. D’autant que le freinage près de la centrale nucléaire est toujours délicat, il s’agit à tout prix de l’éviter, Marcel en est conscient, car au pays, personne n’a oublié Tchernobyl. »

Allez Marcel !! On est avec toi !!!





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