Dans tes rêves

Ma rue est infectée de crottes de chien.
C’est une petite rue discrète, comme moi, peu éclairée, comme toi, et qui peut donc être parfaitement confondue avec des wc publics par des connards de détenteurs de chiens du quartier.
Je décidai d’en chopper un en flag, dès 7 heures en allant chercher ma baguette, mon croissant, comme n’importe quel français de souche.
Et là, carton plein : un vieux. Un de ceux que la médecine s’échine à soustraire à la sélection naturelle, alors qu’on en a plein qu’on sait plus quoi en foutre, et qui fait que notre espèce dégénère gravement alors qu’on était au top au moyen-âge.
Enfin bref, il a un chien, marque inconnue, immatriculation illisible, un chien dans le genre que ces vicelards d’éleveurs obtiennent par copulations intra-familiales sur des générations tout ça afin d’en avoir un au final qu’ait pas le regard trop con (y m’dégoûtent ces gens).
J’attends que le toutou ait bien poussé, t’explose pas l’aorte Marcel, et là je m’approche :
– Dis l’ancien, ça t’arracherait les bretelles de poser tes bouses ailleurs que sur mon trottoir ??
Et là y me fait :
– Ah mais non monsieur, regardez, j’ai un p’tit sac pour ramasser.
 
Et en effet, y ramasse l’étron avec un petit sac et me regarde comme s’il était fier. Avec cette morgue qu’arborent les vieux connards qui secouent leur carte de la milice quand ils sont gaulés par la gestapo.
Et là j’y fais:
– Ah super, scusez pour la méprise, mais on voit de ces choses de nos jours…
– C’est vrai qu’on manque pas de connards dans le secteur.
 
Bon, inutile de relever l’info, je retente le coup demain.




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