Le collège Edmond-Philogène de Saint Gontrand de la Preule

C’est niché au cœur d’une petite banlieue de province que nous découvrons le collège Edmond-Philogène de Saint Gontrand de la Preule.
D’une architecture audacieuse, l’ouvrage impose d’entrée sa géométrie pure, le parallélogramme, rappelant par sa sobriété les concepts initiés par les premiers pharaons.
Les façades, d’un noir pastel, et finement taguées, ne sont pas sans rappeler l’abattoir Saint André de la ZUP Mazette.
C’est donc le cœur en joie que notre turbulente jeunesse, cartablée jusqu’aux dents et conquérante, se rend à son ouvrage.
Face à vous l’administration du collège, ou exerce un personnel doué d’un vrai sens de l’accueil, mais par ailleurs d’une telle discrétion, qu’on ne le voit quasiment jamais.
Qui pourrait imaginer sous l’austère visage un sourire chaleureux ? Un clin d’œil complice ?
Un humain ?
Sur la droite, le parking à vélos, lieu de tous les recels, trafics, vols et incartades fameuses. Seul endroit du collège ou vous ne trouverez pas de pompes.
Sur la gauche, approchant la cantine, pensant humer le menu du jour, vous concluez, contrit, qu’il s’agit de celui de la veille.
Et nous débouchons sur la cour ou virevolte notre avenir, notre jeunesse.
Une jeunesse multiethnique, multiculturelle, multicolore.
Et parfois même, multirécidiviste.
Le préau, au sol recouvert d’une fine couche de friandises multicolores, longuement piétinées, à la façon des vendangeurs d’antan, qui lui donne cet aspect satiné, ce brillant si particulier.
Pour finir notre visite, arrêtons nous un instant devant la plaque consacrée à Edmond-Philogène.
« Écrivain français, auteur de nombreux romans, poèmes, essais, tentatives, brouillons et patés divers » ayant vécu dans notre coquette banlieue au 57e étage de la tour des Lilas, avant d’en sauter le deuxième jour.
Puisse son génie inspirer notre jeunesse.
Et Y’a du boulot.

Bienvenue au collège Edmond-Philogène de Saint Gontrand de la Preule

12 réflexions sur "Le collège Edmond-Philogène de Saint Gontrand de la Preule"

  1. C’est coquet comme endroit.

    Je sais bien que le but n’est pas uniquement de nous faire marrer mais que voulez-vous… je peux pas me retenir de pouffer.
    Je vous crois lorsque vous dîtes qu’on est bien accueillis chez les de la Preule ; ça se sent. Mais, ch’ais pas pourquoi, j’ai pas franchement envie d’y aller. Même s’il serait temps que je trouve un point de chute prochainement, je vais quand même prendre le temps de la réflexion. D’accord ?

  2. Il manque une description …
    les salles de cours et leurs profs …

    Mais c’est vrai que la visite n’était qu’extérieure.
    Et que les trésors sont souvent cachés, comme la perle dans l’huitre !

  3. le dimanche, jour de repos pour le travailleur mondain est aussi jour de mélancolie pour ces collèges désertés ou plane un savoir incertain, joli texte d’un lieu au repos qui attend le tumulte avant le chaos.
    Puisse ces moments de calme irradier la pensée prolixe d’un tourment passager devant ce grand manège aux murs sombres et non dénués de sens.

  4. kolkhozes

    Chère Regardeuse, ce blog est un espace déconne et non une annexe du snes (attention contrepèterie).
    Chère Gloria, c’est en cours mais je dois consulter un avocat avant de publier.
    Cher Émile, vos singuliers pluriels m’amuseront toujours.
    Chère melle.bille :
    1-
    a) « Edmond-Philogène » est le prénom
    b) « de » est la particule
    c) « Saint Gontrand de la Preule » étant le patronyme
    2— Nous étions les stars des kermesses et des fêtes votives, les frères Farrelly du canton.
    Le délire ? C’est vrai, aussi vais-je de temps à autre sur votre blog me remettre les idées en place ;-)
    Charly

  5. Quelle belle description, tellement réaliste, surtout pour le préau, la cantine et le parking à vélos et ses pompes ;) ;)
    Bon début de semaine.
    Bisous.

Les commentaires sont fermés.