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Je décrète 2008 année du mufle

Ce petit post pour informer mes lecteurs que je ne leur souhaite en aucun cas, et quoi qu’il arrive, une bonne année, dans la mesure où, qu’elle soit bonne ou mauvaise, c’est le cadet de mes soucis (y’a rien en dessous de cadet ??).
Par contre, je recevrai tous vos vœux de bonheur avec beaucoup de joie, et je vous remercie par avance.
Donc allez-y.
Merci vous êtes sympas.

C'était un dimanche soir

Dimanche soir, tandis que je repassais quelques chemises, tout guilleret, sifflotant comme à mon habitude « Singing in the rain », je fis une pause et songeai dubitatif à Livingstone, qui au même âge remontait le Nil à la recherche du lac Victoria, à Neil Armstrong marchant sur la lune, ces aventuriers, mes illustres prédécesseurs, et comprenant soudain l’évidente filiation ainsi que le chemin parcouru par l’homme, c’est presque ému, qu’après avoir réglé mon fer sur « coton », j’expulsai un puissant jet de vapeur conquérant.

Puis, venant d’apprendre la victoire de Sébastien Lœb au rallye d’Irlande, mû sans doute par le même goût du risque, je manœuvrai tel un bolide mon fer à repasser, longeant à fond de cinquième le bas de chemise dans une grande courbe à gauche, puis je slalomais adroitement entre les boutons, évitant de justesse un tête à queue fatal avant d’aborder en un splendide dérapage, et dans un nuage de vapeur, le col, que je lissai en un seul passage. Je constatai que j’étais définitivement un des meilleurs pilotes de fer à repasser, et je m’octroyai un nouveau titre de champion du monde puisque l’opération dura moins d’une minute.
L’homme cherche toujours à se dépasser, je venais d’en faire la démonstration.

Mais c’est pendant que je cherchais mes pantoufles sous le lit que je fus saisis par une terrible interrogation existentielle.
Pris de vertige par la pertinence de ce questionnement, et titubant presque devant l’imminente révélation, je m’installai sur le canapé, une canette à la main, ma tablette de Milka sur les genoux, et là, fixant sans ciller ma mule gauche, je m’avouai l’évidence : et si j’étais un winner ?!?!?

Cet aveu me donna un terrible coup de peps, j’eus soudain l’envie d’en découdre, de bouffer le monde entier, et c’est donc tel un conquérant de l’impossible, éjectant mes pantoufles d’un geste rageur, que je décidai de regarder Benny Hill sur RTL9.

J'ai décidé de rompre l'anonymat

Je sais, je prends un risque.

Mais après tout, qu’ai-je donc fait de mal ?
Et est-ce bien normal de vivre caché ainsi ?
Oui je sais, les élèves, les collègues, la hiérarchie, et bien tant pis, j’assume.

Comme ça, si un jour vous me croisez, n’hésitez pas à venir me dire bonjour.
Ça me fera plaisir.

Donc me voici, tel qu’en moi-même.

Charly2

PS : pour le carré blanc, n’insistez pas, on a sa pudeur tout de même.
Et puis quoi encore.

Le Saint Gouin-Gouin (attention : texte gore)

Lors du dernier départ à la retraite, qu’on a fêté en salle des profs, Christophe a amené une bouteille de vin.
Comme ça.
Une bouteille de Saint Gouin-Gouin.
Sympa.
Vous connaissez le Saint Gouin-Gouin ? Non ?
Veinards.

Bon, le Saint Gouin-Gouin, c’est un pinard de par chez nous, mais de l’intérieur des terres quoi.
Ici, la désertification des campagnes, on la doit autant au Saint Gouin-Gouin qu’à l’attrait de la ville.
Un truc qu’a fait bien des malheurs, des veuves éplorées, au début en tout cas, des orphelins par cagettes entières, qu’a souvent été interdit par décret mais la tradition est tenace.
Comme le Saint Gouin-Gouin.
Son secret ? Un mélange détonnant à haute teneur en soufre et un pH redoutable.
Et du raisin bien sûr, mais en quantité raisonnable.

Le Saint Gouin-Gouin faut toujours taster d’abord.
Prévoyez une bonne journée, et autant pour récupérer.
Le petit plus, c’est de taster avec un pote secouriste.

Alors comme des pros avec Cricri, on le fait tourner dans le verre.
Le Saint Gouin-Gouin.
Mais comment vous dire, comme il a un peu la texture d’un yaourt notre Saint Gouin-Gouin, ben en fait, faut le faire tourner avec le doigt.
Et là, un bouquet se dégage.
D’ailleurs, je vous conseille de faire pareil.
Non, j’déconne.
Encore que.

La robe est bien rouge, un rouge qu’on connaissait pas avec Christophe et qu’on a baptisé : le rouge Saint Barthélemy.
Rapport aux dégâts causés par pépère.

Et pis vient le moment de goûter.
D’habitude, un tasteur recrache après avoir goûté mais avec le Saint Gouin-Gouin c’est pas possible.
Parce que s’il a la texture d’un yaourt, il a l’adhérence de la glue.
C’est à ça qu’au pays on reconnaît les addictes : y z’ont les dents rouges.
Remarquez, ça surprend un peu au début, pis on s’y fait.
Et quand je dis que ça se remarque, pas trop en fait, puisque le visage autour est bien rouge aussi.

Dans les restos du coin, on vous dira qu’il accompagne parfaitement les viandes rouges.
J’suis assez d’accord.
Bon, moi, c’que j’en dis, c’est qu’y vaut mieux rien manger avec.
Mais bon, vous faites c’que vous voulez.
Ou éventuellement, boire un peu d’eau.
Prévoyez un pack.

Après un verre de Saint Gouin-Gouin, vous vous sentez comme envahi, transgressé.
Profané quoi.
Comme si quelqu’un avait pris possession de votre cerveau et qu’il vous envoyait des messages.
Bon, simples les messages quand même.
Juste des grands coups, un peu façon tam-tam, et juste derrière le crâne, voyez.
Et pis toujours au même endroit, et bien réguliers.
Donc du coup la nuque se raidit un peu.
Au début en tout cas.
Mais bon, rien d’alarmant.

Après le deuxième verre, comme ça, sans y prêter attention, vous commencez à devenir myope.
Au début, juste un peu, donc pas d’quoi s’inquiéter.
Mais vous sentez bien qu’il y a anguille sous roche, et que vos rétines sont en train de s’faire la malle.

Et pis là, mine de rien, vous sentez que vos bras sont plus lourds.
Rien de bien méchant, là encore, pas d’quoi paniquer.
Mais quand même.
Un peu comme si vous portiez des enclumes quoi.
Mais des petites.

Après le troisième verre, sans en avoir l’air, vous commencez à rire un peu plus fort.
Au début, personne fait attention.
Et pis vous riez pour n’importe quoi.
Un peu genre quand le chef y vous demande comment ça va et qu’vous vous pétez de rire.

Et pis là, comme ça, l’air de rien, tous les mots des phrases que vous voulez dire, et ben y se regroupent dans votre cerveau.
Et pis y font des paris à la con, et y z’arrivent dans votre bouche dans n’importe quel ordre.
À la va-comme-j’te-pousse
Et vous dites n’importe quoi.

Et même des fois, y’a des lettres qu’elles viennent même pas.
Et vous faites de belles gaffes.
Un peu genre vous demandez à François un jeune collègue de maths dans quel coin il habite et que vous oubliez le i de coin.
Par exemple.

Après le quatrième verre, y’a un truc qui vous met la puce à l’oreille, vous commencez à sentir vos genoux.
Parce que ça fait déjà un bon quart d’heure que vous oscillez grave d’avant en arrière et qu’il est temps de remercier vos rotules de faire leur boulot, parce que sinon, y’a bien longtemps que vous auriez mis un genou à terre.
Mais pas du bon coté quoi.

Après le cinquième verre, le doute s’installe, car vous n’avez plus le son ni l’image.
Bon là, sans être alarmiste, y’a d’quoi s’inquiéter.

Enfin, moi, c’que j’en dis.

Bon, si ça vous intéresse, je peux vous en avoir quelques bouteilles.
En général, on achète ça pour offrir.
Bon, je dis bouteille mais je devrais plutôt dire jerrican.
Ouais, c’est les chicaneurs de l’AOC qu’y disent qu’à la place de bouteille, on devrait dire jerrican.

Mais c’est rien qu’des médisants ceux-là.

Une page culturelle

Mettons à profit ces vacances (les miennes en tout cas) pour élargir notre horizon musical avec un hommage appuyé, mais pas trop fort, au groupe Au Bonheur Des Dames.
Laissez-vous basculer par cette œuvre remarquable, ce swing étonnant, et ne soyez pas choqués par les quelques allusions à caractère sexuel car elles sont d’une élégance telle que peut-on encore parler de sexualité ?

Pauvre Laura (une simple histoire d’amour)

Bébert le dromadaire

Ego dames (une critique acerbe du show-business)

Oh ! Les filles ! (y’en a une qui me rend marteau ces temps !!)

Ma mobylette

Sexy Folie

Coucou maman

Zanzibar

Merci à profenzep pour l’aide à l’installation des players.